Retour sur le 1er Mai

Le 1er mai passé, on l’a déjà oublié. Retour sur quelques photos marquantes de la matinée des Jeunes Communistes du Pévèle-Mélantois ayant défilés à Seclin. Publicités

Les Jeunes Communistes du Pévèle-Mélantois préparent le 1er Mai !

Dans 10 jours nous fêterons partout dans le monde la Journée internationale des travailleurs.

A Seclin, nous défileront comme à l’habitude aux cotés de la CGT !

Pour l’occasion une banderole est en préparation. En voici quelques photos :

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Pour voir notre banderole terminée, défiler à nos cotés et défendre les travailleurs ainsi que leurs droits, RDV le 1er Mai à 9H30 Place St-Piat à Seclin (En face de l’UL CGT) !

Message de Petro Simonenko aux adhérents du Parti Communiste d’Ukraine

Petro Simonenko
Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste (KPU)
Président de la faction communiste à la Verkhovna Rada d’Ukraine
(traduction Nico Maury)

bigChers camarades communistes,

Je vous écris pendant l’un des moments les plus dramatiques de l’histoire de notre pays. Pendant les événements tragiques des trois derniers mois, du sang a coulé, et il y a eu des morts. L’intégrité territoriale de l’Ukraine est menacée, son existence en tant qu’Etat souverain, indépendant et uni aussi.

Ces événements ont un caractère ambigu. La participation d’un grand nombre de personnes reflète le profond mécontentement dans la société à l’encontre de la politique de M. Ianoukovitch et de son régime, ils ont montré leur incapacité à gouverner le pays, a tromper le peuple, a violer toutes leurs promesses pré-électorales et ils ont abandonné leurs postes au moment le plus difficile.

L’impudeur avec laquelle c’est enrichi le clan formé autour de Ianoukovitch, appelé « la famille », montre l’importance des détournements contre la plupart de leurs partisans et de leurs électeurs.

Mais les protestations massives n’ont pas acquis un caractère de confrontation de classe. Cette lutte sanglante est celle d’un affrontement entre les deux groupes de la même catégorie d’exploitants, la bourgeoisie oligarchique, c’est le groupe prêt qui a rejoint les forces pro-occidentales, les nationalistes, la droite qui ont triomphé. Ces forces ont habilement utilisé le mécontentement du peuple et avec leur aide ont mené un coup d’état.

Dans le même temps, l’Occident a ouvertement, sans ménagement, interféré dans les affaires intérieures de notre pays, en soutenant l’action des forces de droite, ils visent à une transformation profonde de la situation géopolitique de Europe dans le monde, ils veulent détruire les liens vieux de plusieurs siècles entres les peuples russes, ukrainiens et des peuples frères de l’ex-Union soviétique. Ils veulent faire de l’Ukraine un protectorat des États-Unis, de l’UE, de l’OTAN, du FMI et des multinationales, économiques, culturelles et spirituelles.

Les groupes d’ultras, dirigés par des forces ouvertement néo-nazis, ont émergé avec l’agrément du régime Ianoukovitch, et les héritiers idéologiques d’Hitler accompagnés par un nouveau régime mènent une résurgence de l’hystérie anti-communiste, qui se manifeste dans la destruction massive monuments à Lénine, aux héros de la Grande guerre patriotique, par attaques criminelles contre nos sièges à Kiev et dans d’autres villes du pays, ils appliquent une terreur morale et physique contre les communistes et tentent d’interdire les activités du Parti communiste par des agressions importantes.

Tout cela montre très clairement que les forces qui ont pris le pouvoir peuvent recourir à illégalité, et mener des représailles, non seulement contre les chefs du parti, mais contre la base communiste.

Soyez prêt pour cela.

Dans la situation actuelle, la tâche la plus importante est de maintenir la structure du parti, ses couleurs, être vigilant et ne pas répondre aux provocations.

Il est essentiel d’utiliser chaque occasion pour expliquer aux travailleurs le sens réel du coup d’État, les dangers, les conséquences qui en résulteront pour les gens ordinaires: Une aggravation de la situation économique, la hausse dramatique du chômage, les salaires impayés et la hausse des prix et des tarifs, la débauche et le crime, l’appauvrissement de la population.

La direction du parti, notre groupe parlementaire à la Rada, fera tout son possible, dans ces conditions difficiles, pour défendre les intérêts des travailleurs, la préservation du parti et pour la défense l’unité du pays.

Chers camarades,

Avec cette situation nouvelle, chacun de nous doit relever de nouveaux et difficiles défis. Rejoignez nos rangs, il faut multiplier les efforts pour promouvoir la lutte pour une juste cause, celle du socialisme.

 

APTOPIX Ukraine Lenin

Article original : http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Message-de-Petro-Simonenko-aux-adherents-du-Parti-Communiste-d-Ukraine_a7482.html

Une BELLE VICTOIRE du CCE HEINZ France SAS (BENEDICTA), du syndicat CGT

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Une BELLE VICTOIRE du CCE HEINZ France SAS (BENEDICTA), du syndicat CGT et de leur Avocate Mtre KRIVIN.

Les élus CGT Heinz France de Seclin et la Défense n’acceptent pas le PSE et le licenciement économiques de 17 salariés alors que le groupe réalise des bénéfices colossaux.

Ils ne luttent pas POUR DES PRIMES DE LICENCIEMENTS CONSEQUENTES comme on entend trop souvent, mais pour CONSERVER LES EMPLOIS.

Après l’homologation de l’acte unilatéral par la DIRECCTE d’Ile de France, les élus CGT du CCE Heinz France par l’intermédiaire de leur avocate font 2 requêtes devant le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise, la première en référé pour demander la suspension de l’éxecution de l’homologation de la DIRECCTE, la seconde sur le fond pour demander l’annulation de PSE.

Le 4 février le juge entend les parties.(d’un coté l’état et patronat, de l’autre les avocats des salariés).

Le 7 février il rend sa décision.

ORDONNE

– L’éxcution de la DIRECCTE d’Ile de France du 7 janvier SUSPENDUE (en un mot, les lettres de licenciements déjà prêtes, devront rester dans le tiroir).

– L’Etat versera au CCE Heinz France la somme de 1500€ au titre de l’Art 761-1 du code de justice administrative.

Article original : http://www.cgtnord.fr/article-une-belle-victoire-du-cce-heinz-france-sas-benedicta-du-syndicat-cgt-122492144.html

Ukraine :« La très grande majorité des Ukrainiens ne veut pas de cette nouvelle guerre civile »

Solidaire a interrogé Jean-Marie Chauvier (JMC) pour mieux comprendre la situation actuelle de l’Ukraine. C’est un journaliste et essayiste belge, spécialiste de l’Ukraine et de l’ex Union soviétique. Connaissant ces pays et la langue russe de longue date, il collabore aujourd’hui au Monde diplomatique et à divers autres journaux et sites internet.

 

Quels sont les problèmes économiques pressants qui se posent à la population ukrainienne, principalement les travailleurs, les petits paysans et les chômeurs ?

Jean-Marie Chauvier. Depuis le démembrement de l’Union soviétique en 1991, l’Ukraine est passée de 51,4 à 45 millions d’habitants. Cette diminution s’explique par une baisse de la natalité, une augmentation de la mortalité dues en partie au démantèlement des service de santé. L’immigration est très forte. 6,6 millions d’Ukrainiens vivent maintenant à l’étranger. Nombreux sont les gens de l’est de l’Ukraine qui sont partis travailler en Russie où les salaires sont sensiblement plus élevés, tandis que ceux de l’ouest se sont plutôt dirigés vers l’Europe occidentale, par exemple dans les serres de l’Andalousie ou dans le secteur de la construction au Portugal. L’immigration fait rentrer annuellement, en Ukraine, 3 milliards de dollars.

Alors que le chômage est officiellement de 8 % en Ukraine, une partie importante de la population vit en dessous du seuil de pauvreté : 25 %, selon le gouvernement, jusqu’à 80 % selon d’autres estimations. L’extrême pauvreté, accompagnée de sous-alimentation, est estimée entre 2 à 3% jusqu’à16 %. Le salaire moyen est de 332 US dollars par mois, un des plus bas d’Europe. Les régions les plus pauvres sont les régions rurales à l’ouest. Les allocations de chômage sont faibles et limitées dans le temps.

Les problèmes les plus pressants sont accentués par les risques liés à la signature d’un traité de libre échange avec l’UE et l’application des mesures préconisées par le FMI. Il y a ainsi la perspective de fermeture d’entreprises industrielles, surtout à l’est, ou leur reprise-restructuration-démantèlement par les multinationales. En ce qui concerne les terres fertiles et l’agriculture, se pointe à l’horizon la ruine de la production locale qui est assurée actuellement par les petits paysans et les sociétés par action, héritières des kolkhozes et par l’arrivée en grand des multinationales de l’agro-alimentaire. L’achat massif des riches terres s’accélérera. Ainsi Landkom, un groupe britannique, a acheté 100.000 hectares(ha) et le hedge fund russe, Renaissance, a acheté 300.000 ha [ce dernier chiffre correspond au cinquième des terres agricoles belges].

Pour les multinationales, il y a donc de bons morceaux à prendre : certaines industries, les oléoducs et gazoducs, les terres fertiles, la main d’œuvre qualifiée.

Quels seraient les avantages et les désavantages d’un rapprochement avec l’Union européenne ?

Jean-Marie Chauvier. Les Ukrainiens – la jeunesse avant tout – rêve de l’UE, de la liberté de voyager, des illusions de confort, de bon salaire , de prospérité, etc. sur lesquelles les gouvernements occidentaux spéculent. Mais, en réalité, il n’est pas question d’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Il n’est pas question de libre circulation des personnes. L’UE proposent peu de choses, sinon le développement du libre échange, d’importation massive de produits occidentaux, d’imposition des standards européens dans les produits susceptibles d’êtres exportés vers l’UE, ce qui soulève de redoutables obstacles à l’exportation ukrainienne. La Russie , quant à elle – en cas d’accord avec l’UE – menace de fermer son marché aux produits ukrainiens. Déjà le marché russe se referme. Moscou a offert des compensations telles que la baisse d’un tiers du prix du pétrole, une aide de 15 milliards de dollars, l’union douanière avec elle-même, le Kazakhstan, l’Arménie,… Poutine a un projet euro-asiatique englobant la majeure partie de l’ancien espace soviétique (hormis les pays baltes) en renforçant les liens avec un projet de coopération industrielle avec l’Ukraine, en intégrant les technologies où l’Ukraine était performante du temps de l’URSS : aéronautique, satellites, armement, constructions navales, etc., en modernisant les complexes industriels. C’est évidemment l’est de l’Ukraine qui est plus intéressé à cette perspective.

Pouvez-vous expliquer les différences régionales qui traversent l’Ukraine ?

Jean-Marie Chauvier. Il n’y a pas d’État-nation homogène en Ukraine. Il y a une diversité d’Ukraine. Il y a des contradictions entre régions. Il y a une diversité d’histoire. Russie, Biélorussie et Ukraine ont eu un berceau commun : l’état des Slaves orientaux (9e-11e s), capitale Kiev, qu’on a appelé « Rous », « Russie » ou « Ruthénie ». Par la suite leurs parcours se sont différenciés : langues, religion, appartenances étatiques. L’Ouest a été longtemps lié au Grand Duché de Lituanie, aux royaumes polonais, à l’Empire austro-hongrois. Après la révolution de 1917 et la guerre civile est née la première formation nationale nommée « Ukraine », co-fondatrice en 1922 de l’URSS. La partie occidentale annexée notamment par la Pologne en a été « récupérée » en 1939 et 1945, puis le territoire actuel de l’Ukraine s’est encore élargi à la Crimée en 1954.

L’est de l’Ukraine est plus industrialisé, plus ouvrier, plus russophone tandis que l’ouest est plus rural, paysan, ukraïnophone. L’est est orthodoxe rattaché au patriarcat de Moscou tandis que l’ouest est à la fois gréco-uniate catholique, et orthodoxe, rattaché au patriarcat de Kiev depuis l’indépendance de 1991. L’Église uniate catholique, notamment à l’ouest en Galicie, a été traditionnellement germanophile, souvent en conflit avec l’Église catholique de Pologne. Le centre de l’Ukraine, avec Kiev, est un mélange des courants de l’est et de l’ouest. Kiev est très majoritairement russophone, ses élites sont pro-opposition et très liées aux ultralibéraux de Moscou.

L’Ukraine est donc partagée – historiquement, culturellement, politiquement – entre l’est et l’ouest, et il n’y a aucun sens à dresser l’une contre l’autre, sauf à miser sur l’éclatement voire la guerre civile, ce qui est sans doute le calcul de certains. A force de pousser à la cassure, comme le font les Occidentaux et leurs petits soldats sur place, le moment pourrait bien venir où l’UE et l’OTAN obtiendront « leur morceau » mais où la Russie prendra le sien ! Ce ne serait pas le premier pays qu’on aurait fait délibérément exploser. Nul ne doit ignorer non plus que le choix européen serait également militaire : l’OTAN suivra et aussitôt se posera la question de la base russe de Sebastopol en Crimée, majoritairement russe et stratégiquement cruciale pour la présence militaire en Mer Noire. On peut imaginer que Moscou ne laissera pas s’installer une base américaine à cet endroit !

Que pensez-vous de la manière dont le conflit actuel est présenté dans nos médias ?

Jean-Marie Chauvier. C’est un western ! Les bons « pro-européens », les mauvais « pro-russes ». C’est manichéen, partial, ignorant de la réalité de l’Ukraine. La plupart du temps, les journalistes vont voir les gens qui pensent comme eux, qui disent ce que les Occidentaux ont envie d’entendre, qui parlent l’anglais ou d’autres langues occidentales. Et puis, il y a les mensonges par omission.

Il y a d’abord un grand absent : le peuple ukrainien, les travailleurs, les paysans, soumis à un capitalisme de choc, à la destruction systématique de tous leurs acquis sociaux, aux pouvoirs mafieux de tous bords.

Il y a ensuite l’occultation ou la minimisation d’un phénomène que l’on qualifie de « nationaliste » et qui est de fait néofasciste voire carrément nazi. Il est principalement (mais pas uniquement) localisé dans le parti SVOBODA, son chef Oleg Tiagnibog et la région occidentale correspondant à l’ancienne « Galicie orientale » polonaise. Combien de fois n’ai-je vu, entendu, lu dans les médias, des citations de ce parti et de son chef comme « opposants » et sans autre précision ?

On parle de sympathiques jeunes « volontaires de l’autodéfense » venus de Lviv (Lwow, Lemberg) à Kiev, alors qu’ils s’agit de commandos levés par l’extrême-droite dans cette région (Galicie) qui est son bastion. Lourde est la responsabilité de ceux – politiques, journalistes – qui jouent à ce jeu, à la faveur de courants xénophobes, russophobes, antisémites, racistes, célébrant la mémoire du collaborationnisme nazi et de la Waffen SS dont la Galicie (et non toute l’Ukraine !) fut la patrie.

Et enfin , les médias passent sous silence les multiples réseaux financés par l’Ouest (États-Unis, UE, Allemagne) pour la déstabilisation du pays, les interventions directes de personnalités politiques occidentales. Imaginons la zone neutre à Bruxelles occupée pendant deux mois par des dizaines de milliers de manifestants exigeant la démission du Roi et du gouvernement, prenant d’assaut le Palais Royal, et acclamant à la tribune des ministres russes, chinois ou iraniens ! On imagine cela à Paris ou Washington ? C’est ce qui se passe à Kiev, Maïdan.

Mon étonnement grandit de jour en jour en constatant l’écart entre les « informations » délivrées par nos médias et celles que je peux collecter dans les médias ukrainiens et russes. Les violences néonazies, les agressions antisémites, les prises d’assaut des administrations régionales : dans nos grands médias, rien de tout cela ! On entend qu’un seul point de vue : les opposants de Maïdan. Le reste de l’Ukraine n’existe pas !

Quelles sont les principaux acteurs en présence ? Qui sont les manifestants à Kiev et ailleurs ? Qu’est-ce qui les fédère ? Quelle est la nature du pouvoir en place ?

Jean-Marie Chauvier. L’oligarchie industrielle et financière, bénéficiaire des privatisations, est partagée entre groupes tiraillés entre la Russie et l’Occident. Viktor Ianoukovitch et son Parti des Régions représentent les clans (et la plus grande partie des populations) de l’Est et du Sud. Le Parti des Régions a gagné les élections tant présidentielles que parlementaires à l’automne 2013. Il a également de fortes assises à l’Ouest, en Transcarpatie (aussi appelée Ukraine subcarpathique), une région multiethnique qui résiste au nationalisme. Mais la crise actuelle, les hésitations et les faiblesses du président risquent de lui coûter très cher et de discréditer son parti

Le pouvoir en place est largement responsable de la crise sociale qui profite à l’extrême-droite et aux trompeuses sirènes de l’UE et de l’OTAN. Pouvoir en place impuissant, de fait, défenseur d’une partie de l’oligarchie et non de la « Patrie » dont il se réclame. Il a favorisé l’extension de la corruption et des pratiques mafieuses.

Face à lui, 3 formations politiques qui ont leur base surtout dans l’ouest et aussi dans le centre de l’Ukraine. Il y a d’abord Batkivschina (« Patrie »), dont le dirigeant est Arseni Iatseniouk. Il a succédé à l’égérie Ioulia Timochenko, malade et emprisonnée. Ensuite, le parti Oudar (parti démocratique des réformes) dont le leader et fondateur est l’ancien boxeur, Vitali Klitschko. C’est le chouchou d’Angela Merkel et de l’UE. Les cadres de son parti sont formés par la fondation Adenauer. Enfin, le parti néo-fasciste Svoboda (« Liberté ») dirigé par Oleg Tiagnibog. Svoboda est en filiation directe avec l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens (OUN) -fasciste, sur le mode de Mussolini – fondée en 1929 en Galicie orientale sous régime polonais. Avec l’arrivée d’Adolf Hitler en 1933, contact est pris avec le motif « Nous nous servirons de l’Allemagne pour faire avancer nos revendications ». Les relations, avec les nazis, sont parfois tumultueuses – car Hitler ne veut pas d’une Ukraine autonome – mais tous sont fermement unis dans leur objectif commun d’éliminer les communistes et les juifs et d’asservir les Russes. Les fascistes ukrainiens opposent le caractère « européen » de l’Ukraine à celui, « asiatique » de la Russie. En 1939, Andriy Melnik est à la tête de l’OUN, avec le soutien d’Andriy Cheptytskyi, métropolite de l’Eglise gréco-catholique (uniate), germanophile, « leader spirituel » de la Galicie, passée en 1939 sous régime soviétique. En 1940, le radical Stepan Bandera fait dissidence : son OUN-b forme deux bataillons de la Wehrmacht, Nachtigall et Roland, pour prendre part à l’agression menée par l’Allemagne et ses alliés contre l’URSS, le 22 juin 1941. Immédiatement déferle une vague de pogroms.

Depuis plusieurs scrutins, après la « révolution orange » de 2004, l’influence de Svoboda grandit en Galicie et dans tout l’ouest de l’Ukraine, y compris dans les grandes villes avec 20 à 30 % des votes. Pour l’ensemble de l’Ukraine, Svoboda compte pour 10 % des votes. Svoboda est « débordé » par des groupes néo-nazis plus radicaux encore que lui.

Les trois formations politiques, Batkivschina, Oudar et Svoboda, appuyées par l’Occident, réclament depuis deux mois le renversement du gouvernement et du président de la république. Elles exigent de nouvelles élections. Svoboda les entraîne plus loin en organisant un coup d’état perlé au niveau local. Là où il fait règner son régime de terreur, Svoboda interdit le Parti des Régions et le Parti communiste ukrainien.

Le Parti communiste ukrainien appelle à la raison depuis plusieurs semaines. Il a récolté plus de 3.000.000 de signatures pour réclamer un referendum qui devrait décider si l’Ukraine veut un traité d’association avec l’UE ou une union douanière avec la Russie. La situation insurrectionnelle incombe non seulement aux trois partis d’opposition mais aussi au pouvoir, qui a offert le pays et le peuple « sur un plateau » aux dirigeants de la pseudo-opposition, aux groupes d’extrême-droite néo-nazis, aux organisations nationalistes violentes, aux politiciens étrangers qui appellent les gens à « radicaliser les protestations » et à « lutter jusqu’au bout ». Le PC met en exergue les problèmes sociaux. Il a la position la plus démocratique parmi les partis politiques. Mais son influence se limite à l’est et au sud de l’Ukraine.

Quel jeu jouent les grandes puissances (Etats-Unis, Union européenne, Russie) dans l’affrontement actuel ? Que recherchent-elles ?

Jean-Marie Chauvier. Zbigniew Brzezinski, le célèbre et influent géostratégiste étasunien, d’origine polonaise a tracé, dans les années 1990, la stratégie étasunienne pour maîtriser l’Eurasie et installer durablement l’hégémonie de son pays, avec l’Ukraine comme maillon essentiel. Pour lui, il y avait des « Balkans mondiaux », d’un côté l’Eurasie, de l’autre le grand Moyen-Orient. Cette stratégie a donné ses fruits en Ukraine avec la « révolution orange » de 2004. Elle a installé un réseau tentaculaire de fondations étasuniennes – comme Soros et la reganienne National Endowment for Democracy (NED) – qui rémunèrent des milliers de gens pour « faire progresser la démocratie ». En 2013-2014, la stratégie est différente. C’est surtout l’Allemagne d’Angela Merkel et l’UE qui sont aux commandes, aidées par des politiciens étasuniens comme McCain. On harangue les foules sur Maïdan et ailleurs avec une grande irresponsabilité : pour atteindre facilement leur objectif de faire basculer l’Ukraine dans le camp euro-atlantique, dont l’OTAN, ils s’appuient sur les éléments les plus antidémocratiques de la société ukrainienne. Mais cet objectif est irréalisable sans faire éclater l’Ukraine, entre l’est et l’ouest et avec la Crimée qui rejoindra la Russie comme sa population le souhaite. Le parlement de Crimée a déclaré : « Nous ne vivrons jamais sous un régime bandériste (fasciste) ». Et pour Svoboda et les autres fascistes, c’est la revanche de 1945 qu’ils vivent. Je crois malgré tout que la très grande majorité des Ukrainiens ne veut pas de cette nouvelle guerre civile ni de l’éclatement du pays. Mais sans doute, la société est à reconstruire !

Pour en savoir plus : Jean-Marie Chauvier, Euromaïdan ou la bataille d’Ukraine, 25 janvier 2014, http://www.mondialisation.ca/euroma… ; Ukraine :« quelle position » ?, 13 décembre 2013, publié par la revue « Politique » (Bruxelles) et repris parhttp ://www.mondialisation.ca/ukraine-quell… ; Allemagne nazie et OUN : repères , voir Le Monde Diplomatique, août 2007,http://www.monde-diplomatique.fr/20…

La politique antisociale de l’opposition révélée par WikiLeaks

Viktor Pynzenyk, ancien ministre des finances et aujourd’hui membre du parti de l’opposition Oudar, de Vitali Klitchko, a expliqué en 2010 à l’ambassadeur des USA ce qu’il voulait pour l’Ukraine :

• L’augmentation de l’âge de la retraite de deux ans à trois ans
• La suppression des prépensions
• La limitation des pensions pour les retraités qui travaillent
• Le triplement du prix du gaz pour les ménages
• L’augmentation des prix de l’électricité de 40 %
• L’annulation de la Résolution gouvernementale exigeant le consentement des syndicats pour augmenter les prix du gaz
• L’annulation de la Disposition législative interdisant aux fournisseurs communaux de couper les approvisionnements ou de donner des amendes aux consommateurs en cas de non-paiement des services communaux
• La privatisation de toutes les mines de charbon
• L’augmentation des prix des transports, l’annulation de tous les avantages
• L’abolition des aides gouvernementales pour les naissances, les repas gratuits et les livres scolaires (il est écrit : « les familles doivent payer »)
• L’annulation des exonérations de TVA sur les produits pharmaceutiques
• L’augmentation des taxes sur l’essence et l’augmentation de 50 % des impôts sur les véhicules
• Le payement des allocations de chômage après un minimum de six mois de travail seulement
• Le payement des allocations de congé de maladie à partir du troisième jour de congé seulement
• La non-augmentation du minimum vital (en introduisant cependant des possibilités de paiement supplémentaires pour les nécessiteux).

Source : câble diplomatique 10KYIV278 révélé par Wikileaks
http://www.cablegatesearch.net/cabl…;;q=elections+ukraine

Interview à SOLIDAIRE, hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique

Article original : http://www.michelcollon.info/Ukraine-La-tres-grande-majorite.html

90ème anniversaire de la mort de Lénine. Les derniers combats du père de la révolution russe

Entre Lénine et Staline, il n’y a pas tant continuité que rupture, comme l’attestent les dernières volontés du père de la révolution, qui affirmait :

« Nous ne sommes pas assez civilisés pour pouvoir passer directement 
au socialisme. »

Le 21 janvier 1924, à 18 h 50, tout juste informé des dernières décisions du Parti, Lénine est victime d’une ultime crise et s’éteint à cinquante-quatre ans, après avoir lutté dix-huit mois contre la maladie et l’angoisse quant à l’avenir de la révolution. Atteint depuis le 25 mai 1922 d’une attaque ayant entraîné la paralysie de son côté droit, il n’a repris partiellement ses activités intellectuelles qu’en septembre, aidé par sa femme, sa sœur et ses secrétaires. Il est déjà fort inquiet des positions de Staline sur la libéralisation du commerce extérieur et la remise en cause de l’indépendance des républiques soviétiques, quand il subit une deuxième attaque, le 16 décembre. Conscient qu’il va bientôt « quitter les rangs », il exige de pouvoir dicter quelques minutes par jour une « lettre au Congrès », appelée à tort son testament, et son dernier article publié le 4 mars 1923, « Mieux vaut moins mais mieux ». Une troisième attaque, le 10 mars, le prive de l’usage de la parole, mais pas de sa lucidité.

Conscient du conflit qui oppose Staline et Trotski alors qu’il tente de sauver la révolution dans une Russie soviétique épuisée par sept années de guerre mondiale et de guerre civile, Lénine n’entend pas désigner son successeur comme un monarque mais renforcer l’unité de direction du Parti et le rôle du Comité central. C’est prioritaire pour réorganiser l’État et activer le redressement du pays, ravagé et épuisé. Il invite donc le Comité central à surveiller ses dirigeants en jugeant leurs qualités et leurs défauts.

Lénine est conscient que Staline cumule trop de pouvoirs comme secrétaire général du Parti, dirigeant de l’Inspection ouvrière et paysanne chargée de contrôler tous les fonctionnaires, tout en intervenant comme commissaire aux Nationalités dans les affaires de la moitié des populations (non russes) de la Russie soviétique. On ne peut reprocher à Trotski, le chef de l’Armée rouge, son ralliement tardif au parti bolchevik, mais ses éminentes capacités ne doivent pas faire oublier son conflit avec les syndicats ouvriers lors de ses projets de « militarisation du travail ». Néanmoins, Lénine vient de lui demander de défendre ses vues sur le Gosplan et la question géorgienne.

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[Lénine et Staline, en 1922 à Gorki. ]

 Si les vieux bolcheviks Kamenev et Zinoviev ont commis des fautes révélatrices de leurs faiblesses avant la révolution d’Octobre, il faut maintenir l’équilibre de la direction du Parti en promouvant deux trentenaires très prometteurs, Boukharine, « l’enfant chéri du Parti », brillant théoricien pas toujours orthodoxe, et le très volontariste Piatakov qui a les mêmes qualités et défauts que Trotski.

Pourtant, dix jours après, 
Lénine exige que Staline soit démis du secrétariat général, parce qu’il a pris connaissance de ses violentes accusations contre les communistes géorgiens, qualifiés de « social-nationalistes ». C’est donc bien la politique de Staline qui explique le revirement de Lénine.

Lénine entend promouvoir au 
Comité central un grand nombre d’ouvriers qualifiés actifs et de spécialistes, et non des apparatchiks incompétents, afin de combattre la bureaucratie opportuniste à tous les niveaux dans l’appareil d’État et le Parti. Il veut lutter contre le nationalisme russe et le chauvinisme de grande puissance. Il met également en garde contre les erreurs à ne pas commettre dans la poursuite du processus graduel d’évolution révolutionnaire dans un pays arriéré, où l’industrie est effondrée, où le prolétariat est épuisé, où se pratique le « commerce asiatique ». Il faut à tout prix sauver l’alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie, sur laquelle repose le pouvoir communiste, et donc prolonger la nouvelle politique économique : « Il faut être pénétré, dit-il, d’une méfiance salutaire vis-à-vis de tout mouvement en avant brusque et inconsidéré, vis-à-vis de toute sorte de présomption. » Boukharine en déduira, en 1928 : « Pas de deuxième révolution », quand Staline décide la collectivisation des terres et l’industrialisation à marche forcée.

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[La dépouille de Lénine, exposée dans un mausolée sur la place Rouge à Moscou (Russie), le 1er octobre 1993]

Pourtant, Kroupskaïa a déclaré publiquement : « Ne laissez pas votre deuil prendre la forme d’une vénération de la personne d’Ilitch… Mettons plutôt ses préceptes en pratique. » Staline prétend s’y employer. Plutôt que d’épurer le Parti, la promotion « Appel de Lénine » double en un an le nombre de communistes au prix d’une baisse du niveau d’instruction et de conviction. Mais Staline se presse de rédiger « Les bases du léninisme » pour se présenter comme le meilleur disciple d’un maître dont il schématise et stérilise la pensée, et pour isoler Trotski qui préconise un cours nouveau. Mais, quand Kroupskaïa demande que le « testament » de Lénine soit présenté au futur Congrès du Parti, Trotski garde le silence, 
Kamenev et Zinoviev se portent garants des qualités de Staline, et la « lettre au Congrès » ne sera révélée en URSS qu’en 1956. Ainsi, le marteau du stalinisme a cloué le cercueil de Lénine.

Le « testament » de Lénine. 24 décembre 1922 : « Le point essentiel dans le problème de la cohésion, c’est l’existence de membres du Comité central tels que Staline et Trotski. (…) Le camarade Staline, devenu secrétaire général, a concentré entre ses mains un pouvoir illimité, et je ne suis pas sûr qu’il puisse toujours s’en servir avec assez de circonspection. D’autre part, le camarade Trotski, comme l’a déjà montré sa lutte contre le Comité central dans la question du Commissariat du peuple des voies de communication, ne se fait pas remarquer seulement par des qualités éminentes. Il est peut-être l’homme le plus capable de l’actuel Comité central, mais il pèche par excès d’assurance et par un engouement exagéré pour le côté purement administratif des choses. » Additif du 4 janvier 1923 : « Staline est trop brutal, et ce défaut, parfaitement tolérable dans les relations entre nous, communistes, ne l’est plus dans les fonctions de secrétaire général. Je propose donc aux camarades d’étudier un moyen pour démettre Staline de ce poste… » Jean-Paul Scot, historien, auteur d’Histoire de la Russie de Pierre 
le Grand à nos jours. État et société 
en Russie impériale et soviétique, 
Éditions A. Colin, 2000 et 2005.

Article tiré de L’Humanité.fr le  21 Janvier 2014 : http://www.humanite.fr/tribunes/la-mort-de-lenine-les-derniers-combats-du-pere-de-557400

Voeux 2014 de la JC du Pévèle-Mélantois et du PCF de Seclin

Ce dimanche 12 janvier, les Jeunes communistes du Pévèle-Mélantois et le PCF de Seclin se sont réunis salle Léon Carliler afin de souhaiter leurs vœux à tous les adhérents :

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Tout d’abord chers camarades, les Jeunes Communistes de Seclin et du Pévèle-Mélantois vous souhaitent une bonne et heureuse année. Une année qui sera, nous l’espérons, forte en luttes, et surtout en victoires. Luttes contre le Capital, la finance, les Grands Patrons et leur État social libérale qui, pour bien commencer l’année, a augmenté la TVA de 19,6 à 20%, extorquant au peuple 2,6 milliards d’euros.

Il faut cependant croire que la bourgeoisie a été en sage en 2013 car, en ce qui concerne les niches fiscales, il furent gâtés de cadeaux. Au final, bilan plutôt positif pour les 40 plus grosses entreprises de France avec une hausse du CAC 40 de 18% en 2013.

Pour nous, au pied du sapin pas de surprise avec toujours plus de 10% de chômage en France fin 2013, une augmentation du temps de cotisation pour la retraite à taux plein nous forçant à trimer pendant 43 années ou encore une baisse des dépenses publiques de 15 milliard d’euros jusqu’en 2017.

Et pour faire passer la pilule, l’état et la bourgeoisie, copains comme cochons utilisent les médias comme cache misère en diffusant des faits divers plus inintéressant et débiles les uns que les autres. Qu’avons nous a faire de la sortie de piste de Schumacher, d’une opération chirurgicale pour le bon fonctionnement des parties intimes du président ou encore de ses histoires de fesse ? Quand ce sont par exemple les copains de Benedicta qui se font entuber, là aucun média n’en parle. Ces mêmes médias, toujours afin de diviser le peuple ne se privent pas de nous gaver chaque soir d’images d’intervention des forces de l’ordre dans les cités de France dans des émissions tels que : « 90 minutes enquêtes , enquêtes d’action ou encore « mission protection » sur la chaîne pour enfants Gulli. Ces émissions renforcent le sentiment d’insécurité chez les français et permettent au F.N de gagner en puissance de façon alarmante.

Après la campagne présidentielle, c’est sur le terrain des municipales que nous devons batailler, diffuser nos idées progressistes sur les enjeux locaux., ne pas laisser la droite et l’extrême droite défendant les intérêts des véreux et propageant leurs idées racistes, individualistes qui NOUS divisent. NOUS : jeunes, moins jeunes, travailleurs, chômeurs, retraités ou précaires qui devons cette année encore et les suivantes, défendre nos intérêts, intérêts de classe afin de vivre décemment, libre, émancipés. Nous n’avons pas à subir leur domination, leurs attaques.

Nous devons croire en l’humanité. Où est l’humanité quand nous sommes interdits bancaire à cause d’un plein d’essence pour pouvoir aller bosser ? Où est l’humanité quand nous n’avons plus assez de sous pour manger suffisamment et que la solidarité est obligée de se mettre en place ? Où est l’humanité quand des jeunes désœuvrés se retrouvent sans emplois, avec comme seul point de repère leur quartier ?

Ce système est inhumain, nous devons en changer afin de renverser la vapeur.

Et c’est grâce à notre organisation, le PCF, la JC, supports de nos idées et de nos luttes, que nous la renverserons.

C’est nombreux, motivés et organisés que nous façonnerons une société à notre image, à celle du peuple.

Une société dirigée par les masses, le socialisme.

Camarades, bonne année !

D.R., Secrétaire Politique des Jeunes Communistes du Pévèle-Mélantois.